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Viol et meurtre de Moyma : A Rosso et NDB la colère monte face aux viols et meurtres à répétition

mer, 09/09/2020 - 22:40

Depuis l'annonce  jeudi O3 septembre 202aux alentours de 21 heures,  de l'agression sexuelle suivie d’assassinat de la jeune fille, Moyma Mint Mohamed Amar, dans une zone située, non loin de la Route de la Résistance, dans la banlieue de Nouakchott-Nord par une bande de présumés malfaiteurs, parents, proches, amies et société civile sont vent debout pour dénoncer la situation qui a atteignit son paroxysme.

Plusieurs centaines de militantes de l’Association des femmes Cheffes de familles (AFCF) ont manifesté, mercredi 09 septembre 2020, en début de journée, à Nouakchott, Rosso et Nouadhibou, pour dénoncer le viol suivi d’assassinat dont a été victime la jeune fille (28 ans) dans la ville de Dar-Naim.

A Nouakchott, l’AFCF a manifesté dans le cadre d’un collectif d’Organisations des droits humains et de groupes de femmes devant les locaux des ministères de l’intérieur et de la décentralisation et celui de la justice, situés, à quelques mètres du palais présidentiel pour manifester leur indignation sur les faits barbares qu’a subi Moyma.

A Rosso, la capitale du Trarza, au sud du pays, la coordinatrice des projets de l’Association des femmes cheffes de familles présidée par l’activiste, Me Marième M’Baye, a tenu un sit-in devant le siège du palais de justice sous le slogan : « Non à la violence faite aux femmes et aux filles ».

Lors de ce sit-in, Me Marième M’Baye, a déclaré qu’elles sont sorties aujourd’hui, en masse pour dénoncer les actes cruels que des assassins ont infligés à la jeune fille Moyma. Suite à ces agissements, elles réclament justice. Selon, Mint M’Baye, la recrudescence des viols suivis de meurtres est à un niveau inquiétant et effroyable aujourd’hui, du coup, il est temps que la loi criminalisant ces actes soit promulguée.

En attendant l’adoption de la loi contre les violences faites aux femmes et aux filles, nous continuerons à observer des sit-in pour dénoncer les violences faites aux femmes, a-t-elle conclu.

A Nouadhibou, la capitale économique du pays, les responsables, militantes de l’AFCF et les activistes des droits humains se sont donné rendez-vous ce mercredi à dix heures devant le palais de justice. Militants associatifs, journalistes et citoyens ont observé un sit-in en solidarité avec Moyma et ses parents, 28 ans, violée puis tuée le jeudi 03 septembre 2020 dans les périphéries de la Route de la Résistance (Dar-Naim).

« Elle avait été abandonnée sur des dunes de sable après avoir été sauvagement violée et mutilée », raconte une manifestante aux yeux pleins de larmes, au discours entrecoupé avec une voix cassée. Non, loin d’elle, une autre précise que « la manifestation est aussi l'occasion de rappeler que les violences faites aux femmes persistent et qu'elles sont aujourd'hui banalisées ». 

"Non au viol, non à la violence", "Son seul tort : être une femme », « Moyma, j’écris ton nom" ou encore "Brisons le silence », pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants.

Au total, plusieurs centaines de personnes de tous âges ont exprimé leur colère et leur condamnation de tous les actes de violences que subissent encore les femmes et les filles. Réunis sous un soleil ardent, les manifestants ont également interpellé les décideurs pour que les femmes soient mieux protégées avec la loi contre les violences (…).

Après l'enquête de la police

Les présumés auteurs du viol et du meurtre, ont été arrêtés par la police. Selon les informations relayées par la presse arabophone, après la fin de l’enquête et la restitution des faits sur le lieu du drame, ils ont été déférés, aujourd’hui, devant le Procureur de la République près de la Wilaya de Nouakchott-Nord. Ils seront entendus dans les heures qui suivent par le juge d’instruction, dit-on.

Avec nos correspondants